Discours
prononcé à la mosquée de Saint-Pierre le Vendredi 27 Juillet 2007
Chers frères,
Nous avions évoqué lors d'une précédente intervention (lire : Magie et sorcellerie : des actes de mécréance majeure… ) que la magie et la sorcellerie constituent des moyens fréquemment employés par chaytân pour tenter de faire perdre au croyant son îmân (foi). Ce qu'il faut également savoir, c'est que le diable ne se limite pas à encourager des gens à avoir recours au sihr pour faire du mal à autrui : parallèlement à cela, il se tourne vers les personnes qui sont les cibles de ces agissements démoniaques et s'active à les faire sombrer, à leur tour, dans le koufr et la mécréance, et ce, en les poussant à adopter, dans leurs efforts pour se traiter des effets dévastateurs du sihr, des attitudes ou des pratiques en contradiction totale avec le tawhîd (foi en l'Unicité de Dieu). D'où l'importance, pour chaque musulman et musulmane, de bien connaître quels sont les moyens acceptables et licites pour se faire soigner des affections occultes. C'est justement là le thème que nous allons évoquer brièvement au cours de la présente intervention.
Mais avant même d'aborder ce sujet, il est important de rappeler que, contre la magie et la sorcellerie, il est de notre devoir d'agir de façon préventive, en faisant déjà du mieux que nous pouvons pour nous protéger des chayâtîn : en effet, si nous acceptons d'accueillir librement ces derniers, si nous leur offrons une totale liberté d'action, ou, pire, si nous leur accordons soutien et assistance, il ne faut pas s'étonner ensuite que nous constituons des cibles très aisément accessibles pour le sihr-qui fait justement appel à ces mêmes chayâtîn…
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