Le maquillage en question…

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Question : Dans quelle mesure est-il licite à la musulmane de se maquiller ?

Réponse : L’attrait pour l’embellissement est un trait naturel du caractère humain, aussi bien pour l’homme que pour la femme. Les préceptes islamiques n’étant jamais contraires aux dispositions naturelles de l’être humain, l’Islam ne peut donc qu’encourager et recommander aux croyants et croyantes d’adopter tout ce qui peut contribuer à l’expression de ce sentiment… Allah dit dans le Qour’aane:

« Dis: Qui a interdit la parure d’Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures? »

(Sourate 7 – Verset 32)

Il y a cependant des limites qui ont été posées en la matière et des formes d’embellissements ont ainsi été explicitement interdites (comme le tatouage, l’épilation des sourcils dans le but de les amincir ou ce qui est considéré comme constitutif d’une altération de la création divine etc…).

Pour ce qui est du maquillage en particulier, l’emploi du khôl et du henné a été autorisé par de nombreux Hadiths, rapportés notamment par Ibn Mâdja (rahimahou Allah) et Tirmidhi (rahimahou Allah).

Pour ce qui est des autres produits (fard à joue, rouge à lèvre, vernis…) , leur usage est tout à fait licite à la femme quand elle est en présence de son époux et de ses proches parents. Par contre, si elle est présence d’hommes étrangers, des savants contemporains ont émis l’avis que l’usage de ce genre de maquillages n’est pas autorisé car relevant de l’excès d’embellissement (« tabarroudj »; voir à ce sujet le verset 33 de la sourate 33). Voici ce que Cheikh Qaradâwi écrit à ce sujet :

« (…) Laisser le visage découvert (pour la femme) ne signifie pas qu’elle le couvre de fard ou (autres maquillages) colorés. Et laisser les mains découvertes ne signifie pas qu’elle laisse grandir ses ongles et les colore ensuite de vernis. Elle doit sortir (en public) en adoptant une attitude modeste et pudique, sans se parer de façon excessive. Ce qui lui a été autorisé à ce niveau, c’est l’embellissement léger (« az Zînat al khafîfah »), comme cela est rapporté de Ibnou Abbâs r.a. et d’autres, c’est à dire le khôl dans les yeux et les bagues portés aux doigts. »

(« Fatâwa Mouâsirah » – Volume 2 / Page 336)

 Wa Allâhou A’lam !

Et Dieu est Plus Savant !